École rurale sous l'Ancien Régime

L'époque moderne voit se développer les « petites écoles » destinées à donner une instruction de base aux enfants (lire, écrire, compter), notamment avec l'Ordonnance du 13 décembre 1698. Le pouvoir royal encourage ces écoles, mais sans s'impliquer, ni pour l'organisation, ni pour le financement.

Les petites écoles sont donc sous la dépendance des évêques et des communautés locales. Le financement vient uniquement des familles, ce qui n'est pas très favorable à un enseignement suivi. Ces petites écoles sont donc présentes surtout dans les villes et dans certaines régions, et sont généralement réservées aux garçons. Dans les grandes villes sont créés des Collèges tenus par des ordres religieux. Ils s'émancipent avec plus ou moins de difficultés des universités. Les Jésuites fondent et dirigent notamment du XVIe au XVIIIe siècle de nombreux établissements prestigieux dans lesquels l'enseignement est gratuit (le plus célèbre étant l'actuel lycée Louis-le-Grand à Paris). Tous ces collèges forment une part importante des enfants de la bourgeoisie, même s'ils ne rejoignent pas l'université. Ces dernières se maintiennent, la détention de diplômes étant indispensable pour l'exercice de certaines fonctions, notamment des offices judiciaires ou de la prêtrise.

ecole-flamandeL'école flamande d'après le tableau de Eisen le-père 1760

C'est aussi avant la Révolution que sont créés les premiers établissements de formation supérieure spécialisée, notamment pour le génie, et qui préfigurent les grandes écoles.
 

Au début de la Révolution, l'éducation n'apparaît pas comme une question prioritaire et l'enseignement d'Ancien Régime perdure. En l'an II la Convention vote un texte fondateur, l'enseignement sera laïc et gratuit, Louis Joseph Charlier propose un amendement qui sera voté, rendant l'enseignement obligatoire en France, la loi est définitivement votée le 5 nivôse an II. En France pour la première fois l'enseignement sera laïc, gratuit et obligatoire. La situation change avec les restrictions opposées à l'enseignement religieux. Les pouvoirs publics envisagent l'organisation d'un enseignement d'État. La réforme aboutit à la loi Daunou du 3 brumaire an IV. Celle-ci organise un enseignement primaire, mais supprime l'obligation, et des écoles centrales pour le secondaire. Les enjeux de l'éducation selon les révolutionnaires sont : de donner une culture à l'ensemble des citoyens ; de légitimer et d'assurer la survie du nouveau système politique français qui émerge, la démocratie.
 

Les universités sont supprimées en 1793 et remplacées à partir de 1794 par des écoles professionnelles : écoles de droit et de médecine. La Révolution développe aussi le système des grandes écoles, comme l'École polytechnique, fondée en 1794. C'est à la même période que Condorcet lance le mouvement de l'éducation permanente qui doit permettre à tout citoyen de se former tout au long de sa vie. Le Conservatoire national des arts et métiers est créé à cette époque.
 

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